...dans un autre monde!

Nous voici donc au pays des berberes au pied des hauts Atlas, chaine de montagnes magnifique du Maroc ou nous sommes donc depuis 16 jours. Depuis notre Diofior, nous avons traversé la Mauritanie, pays du grand désert ou nous nous attendions a nous faire cuire au soleil! Eh bien pas tant que ca! Bien sur le jours dans la voiture, on avait un peu de misere a respirer mais le soir sur la cote mauritanienne on se les gele!! Vent et humidité se partage le boulot pour rendre marcelle carrement de mauvaise humeur! Et oui, ce n est vraiment pas facile d avoir chaud en Afrique.


Nous sommes partis chez des amis de Bernard a Atar dans l adrar mauritanien ou nous avons été recu comme des rois avec couscous, tagine et mechoui de chevre farci! Nous en avons profité pour visiter Chingetti et Terghit, deux hauts lieux de l adrar. La il faut avouer qu on s est fait chauffer a au moin 50 degrés et marcelle elle meme cherchait l ombre! Nous sommes entrés au Maroc, enfin au sahara occidental que les marocains "colonisent" depuis 35 ans, pour rouler dans une grande etendue planne et arride ou le paysage ne change que tres rarement.


Nous avons ensuite longés la cote marocaine pour en voir ses splendeurs et ce n est pas pour rien que ce pays est rempli de visiteur car, vraiment, tout au Maroc est... royal!! Les paysages sont de toute beauté, les gens acceuillants et la bouffe nous fait un sacré changement! Apres 7 mois de riz, les tagines, ca fait du bien. Nous sommes aller rendre visite a notre amie Meriem, a Marrakech, ou nous avons passé une semaine de repos!Nous partons donc marcher dans les montagnes pour quelques temps et remonterons tranquilement vers la France!



Voici donc quelques photos de la Mauritanie et du Maroc! La premiere photo est la ville ou nous nous trouvons présentement, dans les Atlas! La deuxieme est l'oasis de terjit, ensuite la route dans l'Adrar mauritanien et sur la derniere, me voici fierement sur ma premiere dune saharienne!!
a bientot!!



...de retour a Diofior!!


Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, Diofior est le village ou nous avons passé un mois et demi au tout début du voyage, dans la famille Faye, devenu pour le coup notre famille sénégalaise. Nous y sommes de retour pour quelques jours a peine, histoire de les voir une derniere fois avant de quitter définitivement l'Afrique noire! Je profite donc de la possibilité de boire le thé devant l'ordinateur pour mettre quelques photos, puisque a la base, c'est pour ca qu'on avait créé ce blog! Photo numéro un; un chamelier au alentour de Tombouctou, on s'était payé un petit reve d'enfants, mais mon chameau (que j'avais nommé Paolo)


était juste trop méchant!! Il m'a mis a terre quelques fois, dans le sable rempli de cram-crams et d'épines d'accacia!! Le salaud! Photo deux; les grottes mystiques du pays Dogon! Mystique pour vrai ou simplement pour les touristes; nul ne le sait!! D'anciens habitants ont construits des cases tres hautes sur la falaise, mais j'ai pas choisi la bonne photo pour vous montrer, alors ca sera une prochaine fois (ou pas)!






La photo numéro trois est en Guinée pour faire changement! Vous pourrez voir que c'est montagneux et vert, un ravissement pour les yeux apres autant de temps a ne voir que du sable et du banco! D'ailleur, si vous etes en train de vous préparer un voyage en Afrique de l'ouest (ce dont je doute, mais je le dis quand meme au cas ou), nous vous recommandons chaleureusement la Guinée! C'est tres beau et on a encore le plaisir d'etre les seuls touristes de la place et donc d'avoir un bel acceuil! Avec un peu de chance pour eux, la situation politique va se stabilisée prochainement et les touristes arriveront en masse, alors il faut y aller maintenant, pendant que c'est encore tranquile!


Photo 4, retour au Mali, je sais pas pourquoi, mais l'ordinateur a mis les photos dans le désorde...Voici la mosquée de Djenné, la plus grande construction en terre de la planete. Les bouts de bois qui en dépassent servent d'échafaudage pour réparer la mosquée apres la saison des pluies. Evidemment interdit de visite au non-musulmans, on ne peut vous dire comment sont les salles de priere!



Derniere photo, encore les falaises de Bandiagara, au pays Dogon; ou nous avons marché pendant une semaine. Bon, ca fait un petit survol de notre voyage... un peu beaucoup petit meme...





... chez les catholiques!

Ok, on a été grandement parresseux depuis deux mois, il est grand temps que l'on vous donne un peu de nouvelles!! La derniere fois que l'on vous a écrit, nous partions de Bamako, vers le pays Dogon, une autoroute a touriste et un pays de queteux ou les enfants ont appris a demander directement des euros! Oubligation de prendre un guide sur cette terre "sacrée" (devenue le site touristique le plus "in" d'afrique de l'ouest), ce que nous avons fait les trois premiers jours en compagnie de la niece de Bernard (notre papa francais), pour ensuite nous pousser sans guide les trois derniers jours, ce qui fut le parcours du combatant! Apres cette marche quelque peu épuisante (on a fait 85 km les trois derniers jours en solo, au soleil et dans le sable), nous nous sommes rendus en 4x4 (ya rien de trop beau pour nous!!) a Tombouctou, la porte du désert, l'ancienne cité des érudits, des caravannes et des mysteres inatteignables! Un homme nous avait un jour dit: "vous n'etes jamais allés a Tombouctou? Et bien gardez le mystère!".... On aurait telllllement du l'écouter!!! Sans plus de commentaire, on vous raccontera ca autour d'une biere!! A ce stade, nous étions un peu découragés du Mali et de son trop plein de touristes, nous ne savions plus ni ou aller ni que faire. Apres une semaine de réflexion... nous sommes retournés dans notre havre de Bamako!! Deux autres semaines au "club med chez Bruno" a profiter de la piscine, a rencontrer de multiples voyageurs et a subir la bureaucratie africaine (pas toujours facile d'obtenir des visas!). Nous avons quitter l'air irrespirable de Bamako pour aller nous promener sur le chemin vers la Guinée, chemin d'autant plus agréable qu'il est bordé de manguiers et que nous étions justement en pleine saison! Une semaine plus tard, une deux-chevaux nous ramasse sur le bord de la route et nous partons en Guinée en compagnie de Bernard (vous vous souvenez de lui?) pour un court séjour car le temps manque. Voici le projet: quelques semaines en Guinée pour le plaisir, remonté vers notre Sénégal chéri ou nous pourrons revoir nos amis (inch allah), traversé de la Mauritanie en passant par l'Adrar un moment et ensuite Bernard nous laisse chez notre amie a Marrakech et nous visitons le Maroc avant de remonter en stop jusqu'a Paris... ouf! Que de projets!! Pour le moment, nous sommes a Conakry, la capitale de la Guinée et nous feterons Paques avec toute la communautée chrétienne de la paroisse St-Joseph Ouvrier!! Ne vous inquiétez donc pas, nous sommes entre bonnes mains, nos activités se déroulants principalement entre l'archevesché, l'église et la mission catholique... posez pas de questions!! Cela nous a permis de rencontrer choristes, handicapés, réfugiés libériens, rappeurs au coeur tendre, nones et peut-etre meme le futur président de la république, bref, que de bonnes personnes et qui, enfin!, boivent de la biere!! Joyeuses Paques!


Nous vous mettons ci-joint l'adresse du blog de notre papa Bernard, spécialement pour Jeanne D'Arc: http://parisagadez.free.fr

... sur le bord du Niger

Nous voila donc enfin au bord du fleuve qui devra nous emporter jusqu'a la ville de Tombouctou, ce fleuve mythique qui a vu mourrir tant d'aventuriers, j'ai nommé: le Niger!! Nous sommes donc parti de Kédougou avec l'idée de traverser la frontiere a Kéniéba (sur la carte, une route, dans la réalité, nul ne le sait, vous voyez le portrait??) mais puisque le temps nous manquait, et que nous avions encore en mémoire une attente de 35 heures dans la gare de cette meme ville, nous decidions donc de retourner vers Tambacounda dans le transport le plus serré des fesses qui existe! Une vieille femme m'a meme impregné sa hanche d'artritique dans la fesse droite! Une fois a Tamba nous sommes partis de nuit pour traverser la frontiere Malienne, Marcelle en a profiter pour se chicaner avec un Sénégalais de con qui essayait de nous arnaquer!! Une fois assis par terre dans un gros bus voyageur rempli de gens qui nous toussaient et crachaient dessus le reste du voyage se déroula bien! Une fois a la frontiere... elle était fermée! Nous avons donc passer la nuit dans le bus et le lendemain matin nous étions a Kayes, ville d'entrée du Mali. Nous avons passé 2 nuits a dormir sur le plancher de l'atelier de la station de radio de la ville et avons bien aimé l'ambiance qu'il y avait la-bas. Nous avons décidé de marcher de village en village pour se rendre aux chutes de Gouina, les niagara falls de la région et nous avons fait une soixantaine de kilometres pour aboutir a Diamou, un village ou il n'y a au menu que beignets frits, patates frites ou biscuits frits. Trouver une banane? impossible! De la nous avons sauté dans le train... et sommes atterris sur les rails puisqu'il était en retard de 26 heures! Décidemment il est difficile de prendre un transport a l'heure sur ce continent! Une fois a Bamako nous nous voyageons en taxis, ils ne vont pas vite mais partent quand on leurs demande! Nous passons de bon moment chez Bruno, un francais au look de motard qui vie en Afrique depuis 25 ans et qui a fait le tour du Canada dans sa jeunesse alors bien sur, il ne nous charge pas trop cher en plus de nous offrir le matin du vrai café, de la confiture et du beurre... ca change des pains mayo avec nescafé au lait carnation! Cela fait maintenant une semaine que nous sommes dans la capitale, c'est un peu comme nos vaccances, films, théatre, notre plus grosse activité est d'essayer de réengraisser Philippe, histoire qu'il ait au moins l'air d'avoir de la peau sur les os!! Nous faisons donc le tour de la ville la gorge enrouée par la polution et la poussiere, une experience assez unique. Nous comptons partir cette semaine pour le pays Dogon et il est fort probable que la prochaine fois que nous écrivions, nous ayons enfin atteint le but de notre voyage: les portes du désert!!

... lorsque le temps réaccélere!



Kédougou est la ville la plus loin qui soit de Dakar, séparé du reste du Sénégal par le grand parc du Niokolo-Koba, cette ville semble plus guinéenne ou malienne, mais par un étrange phénomene atmospherique quelconque, la connection internet est meilleure ici que dans tout le reste du pays, alors nous en profitons pour remettre un peu notre blog a jour! Quelques jours apres la fete de Tabaski, nous avons quitté notre famille sérere les larmes aux yeux avec notre ami Ismaila. A mesure que l'autobus s'éloignait de Diofior, le temps se remit a passer de facon normal, donc excessivement plus vite que dans les dernieres semaines! Nous sommes d'abors partis pour Dakar, chez le frere d'Ismaila, ou sa femme, comme toute bonne sénégalaise qui se respecte, a essayé de nous engraisser de restant de mouton a la pate d'arachide matin, midi et soir. Apres avoir eu le plaisir de voir la vitesse réduite du service de l'ambassade canadienne a Dakar nous nous sommes embarqués dans le plus gros camion de vidange de Dakar, rempli d'au moin 200 fervants religieux chantant a tue tete "Merci a Serigne Touba"! Serigne Touba fut le chef d'une branche de l'Islam a partir du milieu du 19emme siecle et cette branche devint vite la plus importante du Sénégal. Une ville sainte, indépendante de l'état sénégalais, fut fondée en son nom, Touba, entourée de 78 000 hectares de champs donnés par le gouvernement a son fils. Ces champs servent a nourrir environ 4000 Talibes, étudiants des chefs marabouts Islamiques, et a financer l'interminable construction de la mosqué de Touba, fierté supreme des mourides. Environ 5 fois par année, tous les mourides et Bayes Fall du Sénégal sont appelé au champs pour travailler.

Ils ne sont évidemment pas payé pour ca, car ils travaillent directement pour Dieu, ils y vont donc par plaisir et dévotion.Notre ami Ismaila, étant lui meme Baye Fall, branche tres colorée du mouridisme, allait donc rejoindre les autres travailleurs et nous a invité a nous joindre a l'expédition. Apres le voyage le plus interminable et incomfortable de toute notre vie, 8 heures de mal de dos et de... enfin tout le reste, nous arrivons le soir dans un camps ou des dizaines de milliers de personnes s'installaient dans de grandes tentes de toile et préparaient la nourriture sur une vingtaine de feux ou d'immenses marmittes étaient déposées. Les deux jours suivants furent réservés au travail au champs ou nous avons battu de grands tas d'arachide pour ensuite les trier a l'aide du vent et pour finir embarquer la paille dans de gros camions. Vous pouvez nous admirer a l'ouvrage sur la photo numéro 2, ou nous transportons la paille a l'aide de grands sacs de riz, activité que nous avons fait durant des heures et qui a fini par nous vider de toute énergie! Le travail de champs, c'est légerement épuisant!! Le dernier soir, quand tout le travail fut accompli et que nous étions bel et bien mort, nous avons été invité dans une des tentes pour assister a une de leur priere, assis en cercle en chantant a tue tete, c'était vraiment tres beau! Nous sommes aller visiter la mosquée le lendemain, dont vous pouvez admirer l'élégance des salles de priere sur la photo numéro 3, avant de prendre un taxi-brousse directe pour St-Louis, dans le nord du pays.

St-Louis est une petite ville coloniale batit sur une ile qui pourrait etre charmante si se n'était de l'état un peu déglingué de ses batiments! Nous nous sommes donc installé dans une petite pension ou nous avons rencontré Bernard, un retraité parcourrant le désert et l'Afrique depuis 30 ans a bord d'une 2 chevaux, que vous pouvez voir sur la photo numéro 1 ( nous avons eu un bog technique ). C'est en sa compagnie et en celle d'un jeune australien apprenant francais et Wolof que nous avons passé Noel. Nous avons eu droit a un festin de crevettes a l'ail, vin francais, dattes mauritaniennes, bonbons a l'érable, notre noel avait un je-ne-sais-quoi d'international! Le 25 au matin, nous nous sommes embarqués a bord de la 2 chevaux pour une semaine de vagadondage et de camping dans la brousse africaine! Nous sommes allé au désert de Lompoul ( photo numéro 4, les premiers pas de Philippe dans les dunes), au lac rose, ou nous avons dormis près d'une écurie, et ensuite dans un petit site archéologique perdu au bord de la frontière gambienne que nous avons du chercher durant 2 jours en brousse, et sommes finallement arriver à la porte du parc du Niokolo-Koba. Le budjet d'une visite de ce parc étant de très loin au-dessus de nos moyens, nous avons décidé d'attendre deux jours que d'autres touristes pas trop riche acceptent de partager les coûts avec nous. Malheureusement, l'occasion ne s'est jamais présenté et nous n'avons donc pas visité le plus grand parc de l'Afrique de l'Ouest. Ne soyez pas triste pour nous, a part couter une vrai petite fortune la periode de l'année ou nous y étions ne se pretais pas aux activités que nous voulions y faire! Nous avons donc décidé de partir pour le pays Bassari situé au confin du Sénégal, a la frontiere Guinéenne. Surement qu'étant jeune vous avez revé etre un explorateur découvrant une tribu perdu dans le fond de l'Afrique chez qui de petits hommes se promenaient presque nu, portant des bijoux partout et et un petit sac ou ils logent leurs pénis!! Et bien c'est exactement se qu'étaient les bassaris lorsqu'ile furent découvert. Les temps ont bien changés et les Bassaris sont maintenant vetus comme vous et moi mais ils ont conservé certaines coutumes ancestralles, tel que le port de masques au moment des initiations rituelles.


Pour s'y rendre nous devions aller vers Kédougou, ville la plus a l'Est du Sénégal, et de la prendre un taxi brousse ( que nous avons attendu 2 jours de temps assis dans un snack bar de bord de rue) qui devais nous ammener jusqu'a Salemata et finalement marcher jusqu'a Etiolo, capitale Bassari ou nous avons trouvé des gens incroyablement souriants! Nous avons eu la chance de tomber sur Ithiar et sa famille (photo numéro 5) qui nous ont acceuilli chez eux ce qui nous a évité de suivre le chemin des touristes habituel. Nous avons marché durant trois jours avec notre nouvel ami qui nous a racconté toute sorte de choses sur ses traditions et sur la nature qui l'entoure. Nous sommes revenus assez vite à Kédougou, car nos visas ne sont plus bon que pour quelques jours et nous devons sortir au Mali le plus vite possible. Nous essaierons demain de nous rendre vers Kéniéba, non loin d'ici, mais avec les transports ici, rien n'est jamais sûr! Que dire d'autre? Nous avons battu des records de saleté et de patience, nous sommes devenus des accros du coca-cola froid et bien gazeux, des spécialistes du sandwich aux sardines et nous avons les talons les plus croutés de l'histoire!!





...autour d'un mouton!

Il était une fois un homme qui ne pouvait avoir d'enfant et qui implora Dieu pour qu'il lui vienne en aide. Dieu lui accorda le don de procréation, mais en échange l'homme devait lui sacrifier son premier garcon quand celui-ci aurait atteint la majorité. L'homme aimait beaucoup son enfant, mais lorsqu'il eu l'age, l'homme prépara tout de meme son sacrifice. Au dernier moment, Dieu eu pitié de cet homme et remplaca son fils par un mouton. Depuis ce jour, chaque famille musulmane doit, le jour de la tabaskie, tuer un mouton en l'honneur de Dieu! En gros c'est la plus grande fete de l'année pour les islamiques et nous sommes resté a Diofior plusieurs semaines pour pouvoir etre en famille pour la fete. C'est aussi la fete des beaux habits, tout le monde se fait faire des nouveaux boubous pour etre beau et la famille s'est fait un plaisir de jouer a la poupée avec nous et particulierement avec moi (marcelle). La deuxieme photo est d'ailleur mes pieds peints au henné pour la fete, ca m'a pris une journée complete, quel travail!!


En plus Nini m'avait tressés les cheveux la veille (processus terriblement souffrant), alors vraiment j'ai pas l'habitude de mettre tant de temps et d'inconfort pour me mettre ''belle''! Le matin de la fete, Philippe a eu le droit d'assister a la priere du matin, véritable festival de la couleur avec tous ces hommes vetus de leur plus beau boubou! Durant ce temps ou les hommes s'amusent, les femmes sont évidemment en trein de travailler, le balais doit etre passé partout! Moi j'étais la préposée au coupage d'oignons,


des tonnes d'oignons, j'ai passé au moins 4 heures a couper des foutus oignons et j'ai d'ailleur une belle ampoule au doigt ce matin!! Une fois que l'imam a tué son mouton, tout les hommes rentrent chez eux pour l'imiter. Vous pouvez ici admirer la star de notre journée, notre mouton, que nous appelerons Rantamplan pour l'occasion!



Evidemment, en tant que musulmans, ils doivent d'abors trancher la gorge de ce pauvre bélier, la coupure ne fut pas facile! Voici Rantamplan rendant l'ame doucement...






Photo de famille, en partant de gauche vous trouverez le petit pere (frere du pere, terme pouvant aussi etre employé pour le frere d'un grand-pere ou pour le cousin d'un pere, puisque un cousin est ici un frere) Ousman, dit Jallo, dont nous reparlerons plus tard, Babacar, dit Babou, le petit frere de notre hote, Moustapha, qui vient tout de suite apres, Philippe dans son énorme boubou rose (nous en reparlerons aussi) et enfin Idy (c'est son petit nom, mais on ne connait pas son véritable), l'autre petit frere (mais plus grand que l'autre) de Tapha.


Apres la boucherie du mouton, les femmes vont mettre les morceaux a cuire et pour faire patienter tout ce beau monde, nous gardons foie et entrailles diverses pour un petit barbecue! Le tout badigeonné d'une sauce moutarde bien poivrée, un véritable délice! Dans la cuisine, les oignons si durement coupés viennent de rentrer en action! Patates, mouton, petits pois, forment une sorte de ragout de mouton que nous mangerons en famille jusqu'a nous en rendre pratiquement malade! En gros cette fete est la pour dépenser une tonne d'argent, se bourrer le cul comme des porcs, le tout en famille...c'est assez proche de notre Noel finallement!



Encore une photo de famille commencant cette fois par moi en tenue sénégalaise, suivie de Babou (le plus jeune frere), Coumba (la niece), Nini (la femme), Jallo (le petit pere), Idy (l'autre frere) et Moustapha, devant le ragout de mouton!!







La petit Ady, son grand-pere et sa mere dans leut habit de fete.









Nini m'a aussi offert un boubou de soirée et nous sommes partis nous promener ainsi vetus dans le village, nous étions donc le couple de blanc en rose! héhé! Alors voila, c'était la fete, maintenant que c'est fini nous partirons bientot pour de nouvelles aventures et nous avons bien hate, il reste tant de choses a découvrir!




...de notre quotidien a Diofior

Comme ca fait des siecles que nous sommes a la meme
place, nous nous sommes dit que nous pourions faire une présentation rapide de notre vie africaine! Le gros de nos journées ce passe entre la maison et le foyer des jeunes ou nous avons rencontré une hollandaise qui y travaille et y loge avec son mari, Ismaila, un rastaman de Dakar et leur petite fille Sophia. Voici la charmante famille lors d'une journée que nous avons passé avec eux dans un village voisin. La prochaine étape de notre voyage se fera fort probablement avec Ismaila qui veut nous amener travailler dans les champs d'un grand marabout, ce sera je l'espere notre prochain sujet de blog!

Quand nous ne sommes pas au foyer, nous passons une grande partie de nos apres-midi et surtout de nos soirée a boire le thé que nous prépare Jallo.

Il a un don particulier pour mettre des heures a faire mousser son thé, ce qui ralonge de beaucoup ce processus déja tres long! Il faut comprendre qu'au Sénégal tout est fait pour perdre du temps et le thé en est le meilleur exemple, ca peut prendre jusqu'a 4 heures, comment leur expliquer que nous n'aurons jamais le temps de faire un truc pareil quand nous serons chez nous? Il n'y a qu'en Afrique que nous avons le temps de boire trois fois le thé dans une journée!! La petite avec moi est la tres jolie et turbulante petite Ady, la fille a Moustapha, que nous ramenerions bien avec nous au Canada tant elle est craquante bien que ce soit une vraie petite peste!

Tous les apres-midi se passe sous l'arbre, dans la cour devant la maison, a l'ombre du grand accacia. C'est le coin le plus frais, alors quand nous sommes arrivé nous nous y tenions toujours, maintenant l'hiver est en place, il fait beacoup moins chaud alors il est moins essenciel!




La maison, simple et accueuillante...rien d'autre a n'en dire...





Nous nous sommes mis pote avec l'artiste du village, Alioune, un fou sénégalais qui serait un québécois tres normal! Il peint parfois des devantures de magasin pour se faire un peu d'argent, mais il n'est pas souvent la car il étudit a Dakar. Nous irons surement lui rendre visite la-bas, meme si Dakar est une grosse ville laide et sale ou il est dure de respirer tant elle est poluée!! C'est aussi la seule place ou on peut acheter des piles, alors pas le choix d'y retourner un jour!!


Philippe avec nos bébés préferés, la petit Ady encore (nous en sommes fou, que voulez-vous) et Lamin, le fils de la petite soeur de Tapha qui est tout le temps chez son oncle.
Les hommes font le thé pour tuer le temps et les femmes font la cuisine! Ca prend au moins deux heures pour faire un thiéboudjen, la plat nationnal qu'ils mangent environ a tout les diners, qui est en gros du riz frit avec du poissons frits...deux heures pour faire ca? Ouais! Ca serait trop long de vous expliquer pourquoi, mais c'est tout un processus que la cuisine sénégalaise! La je suis en trein de couper les deux légumes de notre alimentation quotidienne...




Mes pieds plein de boue (la terre du Saloume est vraiment tres noir, je ne saurais dire pourquoi) sur un désert de sel, un des paysage que nous apprécions le plus du sénégal pour l'instant. On s'est dit que Lisa apprécierait la photo!




Le baobab le plus cool de tout ceux qu'on est vu a date (et on en a vu beaucoup), il a poussé tellement croche que l'on peut grimper dedans assez facilement et je revais trop de pouvoir escalader un baobab un jour! Voila en résumé les dernieres semaines, le reste de notre voyage n'est qu'interminables conversations autour d'un thé, constatation du monde de différences qui nous sépare de l'Afrique, nos plus beaux moments ne sont que paroles... ca se prend malheureusement mal en photo!